Alternative Libérale Etudiants Lorraine

Voici quelques réflexions des adhérants d'ALE à Nancy. Vous y trouverez aussi notre agenda pour nos cafés et diverses réunions publiques. L'intégralité des propos tenus sur ce blog engage uniquement leurs auteurs et en aucun cas Alternative Libérale : c'est la liberté d'expression que nous prônons.

14 févr. 2007

Le SMIC, roadster de l'exclusion sociale.

Ségolène Royal a diffusé dimanche après-midi son programme pour l'élection présidentielle ! On le cherchait depuis longtemps, et maintenant... eh bien on le cherche toujours...

100 propositions, parmi lesquelles on compte 98 mesures totalement inintéressantes, des "mesurettes" comme on les appelle maintenant : création de nouveaux fonds (augmentation de 5% des petites retraites), de nouvelles commissions (on en manquait), de nouvelles règlementations (notamment sur les banques), jurys populaires, etc. Nulle part, on ne parle du problème de la dette, de la résorbtion du chômage (!) sauf pour proposer un minuscule soutien à la formation. Du blé, du blé, du blé, donnez-en à tout le monde, comme Mitterrand en son temps, ca a si bien marché.

Deux points ont gagné mon attention : le principe du pollueur-payeur, dont nous avons parlé ci-dessous, et l'élévation du SMIC à 1500 €, érigé en véritable base du programme socialiste.

La gauche et l'économie, comme d'habitude, ça fait deux... Comprendrez-vous un jour qu'un patron n'embauche pas un employé qui lui coûte plus qu'il ne lui rapporte ? Elever le SMIC à 1500 €, cela revient à exclure de l'emploi tous ceux qui rapporteront à leur entreprise moins que ce qu'ils coûtent (c'est-à-dire, soit dit en passant, aux alentours de 3000€) : tous ceux qui rapportaient entre 2000 et 3000 €... c'est-à-dire une quantité non négligeable de la population.

Alors, me direz-vous, quid de ceux qui ont besoin d'employés pour faire vivre leur entreprise ? Eh bien, si un employé coûte plus qu'il ne rapporte, il sera viré comme les autres, et l'entreprise ne sera tout simplement plus viable. En avril 2007, ce sera Pâques, mais à défaut d'oeufs, ce sera les clefs qu'il faudra chercher sous les portes... pendant que les entrepreneurs iront naturellement chercher à se faire des oeufs (en or, suivez mon regard) dans les pays où ils pourront exercer un commerce sans faire faillite !

Imagée tirée du site http://cvincent.club.fr

Alternative Libérale propose la suppression du SMIC, afin que chacun puisse obtenir une rémunération adaptée à ses capacités au lieu de rester exclu du monde de l'emploi. Et pour éviter que l'équilibre entre offre et demande d'emploi bascule du fait de la dépendance économique dans laquelle pourraient se trouver les sans-emploi, un revenu universel d'autonomie de 500€ (+ 100€ par enfant). Ca vous semble si compliqué ?

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17 nov. 2006

Hommage à Milton Friedman

Milton Friedman était à la liberté ce que Keynes était à l'étatisme. Prix nobel d'économie de 1976, Milton Friedman vient de s'éteindre (d'un arrêt cardiaque) à l'âge de 94 ans.

Friedman était minarchiste, c'est à dire pour un état minimum et à créé l'école de Chicago (d'économie). Il supportait la limitation des dépenses publiques qu'il résumait par cette phrase : Personne ne dépense l'argent de quelqu'un d'autre aussi consciencieusement que le sien. Il était aussi le principale représentant du courant monétariste. C'est à dire qu'il pensait que l'inflation et quantité de monnaie en circulation étaient liées.

Son libéralisme ne s'arrêtait pas à des idées économiques, mais aussi sociétales : il était en faveur de la liberté de choix dans l'éducation(voir aussi le précédent article sur les les propositions de Royale sur l'école), la liberalisation des drogues et de la prostitution. Il est aussi à l'origine du prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu et l'impôt négatif, mesure phare d'Alternative Libérale.
La passion de Milton (Friedman) pour la liberté a influencé plus de personnes qu'il n'aurait jamais pu imaginer.
Ses écrits et ses idées ont transformé les esprits des présidents américains, des dirigeants du monde, des entrepreneurs, mais aussi des étudiants en première année d'économie
Gordon St. Angelo, président de la fondation Milton et Rose Friedman
Cattle die, kindred die,
Every man is mortal:
But the good name never dies
Of one who has done well.
David Friedman, son fils

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